Silana blog

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mercredi 16 décembre 2015

Acné adulte, trois mois après le début du traitement Curacné

acne_rebelle_3_mois.jpg

Je reviens vous parler de mon traitement Curacné que j'ai débuté le 8 septembre dernier, il y a donc plus de trois mois désormais.

Je vous a parlé des premiers pas sous traitement début octobre et j'aurais souhaité vous faire des bilans plus réguliers mais ma vie réelle a pris le pas sur ma vie virtuelle et c'est seulement maintenant que j'ai pris le temps de faire une nouvelle photo illustrant pour partie les effets. La photo du mois d'octobre était surexposée, parce-que comme souvent, j'ai voulu rendre la réalité plus belle.

Cette fois, j'ai décidé d'assumer et cette photo reflète parfaitement l'état de ma peau en ce 16 décembre.

Avant de vous parler de mes dernières semaines, je voulais revenir sur une chose importante qui fait écho à des commentaire que j'ai pu lire dernièrement sur la toile. Non Curacné (alias Roaccutane) n'est pas destiné à des personnes ayant une acné sévère, avec pleine de boutons comme beaucoup peuvent se l'imaginer. J'en suis la preuve puisque Curacné m'a été prescrit alors que j'avais surtout des boutons sur des endroits ciblés. C'est en revanche le caractère "rebelle" de mon type d'acné qui, après avoir résisté à des traitements classiques, a conduit la dermatologue à me le proposer.

Début octobre, je vous ai laissés sur une peau avec des poussées d'acné provoquée par le traitement et de la sécheresse au niveau des commissures des lèvres, mais aussi de certaines zones du corps.

Deuxième mois :

De début octobre à début novembre, le médecin a reconduit mon traitement avec le même dosage de 30 mg, estimant qu'elle ne pouvait augmenter eu égard à la sécheresse de ma peau et que par ailleurs, les effets étaient tout de même notables avec cette posologie.

Ce deuxième mois a été assez douloureux. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais j'ai continué à avoir des poussées de boutons fortes sur le menton avec des boutons blancs assez douloureux que j'avais très envie de toucher. En parallèle, j'ai eu des croutes très sèches dans le nez qui me faisaient très mal en plus de provoquer une gêne pour respirer. Enfin, dès que je faisais du sport, je ressentais des courbatures plus fortes qu'habituellement.

Heureusement, en revanche, les sécheresses au niveau du visage se sont bien estompées.

Troisième mois :

Le troisième mois a été plus paisible avec une peau sur laquelle j'ai retrouvé beaucoup moins de "chapelets" de boutons comme les appelle ma dermatologue. Il y a deux zones qui sont encore résistants et pour lesquelles il est encore nécessaire de "purger" mais globalement, il y a du progrès dans le sens où je n'ai plus de boutons actifs et purulents. J'ai en revanche des sortes de dartre, plaques rouges que j'essaye actuellement de traiter.

Sur le reste du corps, c'est beaucoup moins positif. Mes mains sont très très sèches, ainsi que mes jambes. J'ai beau hydrater encore et encore rien n'y fait. Cela génère des petites plaies à certains endroits.

J'ai eu mon troisième rendez-vous de suivi du traitement le 7 décembre dernier. Ma dermatologue a décidé de me maintenir à 30 mg car elle voit bien qu'augmenter la doser ne serait pas forcément bénéfique avec le risque d'accentuer encore plus la sécheresse de ma peau.

Je pense que je serai encore quelques semaines sous traitement. En interrogeant ma dermatologue sur la capacité du traitement à faire disparaître les tâches et cicatrices qui sont nombreuses sur ma peau, elle m'a assuré que je finirai pas constater un effet. Actuellement ce n'est pas vraiment le cas même si avec un bon fond de teint, j'arrive à couvrir tout ça.

Côté bilan pour ces deux derniers mois, je fais le constat que mes poussées d'acné ont enfin cessé ce qui est très positif. Toutefois, je suis loin d'avoir retrouvé une peau qui me convienne, plus uniforme et harmonieuse. En parallèle, j'ai une peau sur le reste du corps qui est vraiment très sèche et pas du tout agréable au "toucher" ce qui n'est pas génial quand on aime prendre soin de soi.

*Je rappelle que je ne suis pas médecin et que seul un médecin, et a fortiori un dermatologue, peut vous prescrire sous réserve de signature de l'accord de soins et de contraception sous traitement Roaccutane/Curacné. Cette série d'articles n'a aucunement pour finalité d'affirmer que Roaccutane est le seul traitement qui vous permettra de vous débarrasser définitivement de votre acné d'adulte. Il vise simplement à retracer mon parcours, unique même si potentiellement similaire en certains points aux vôtres, et à vous faire part de mon expérience mois après mois. Je réponds avec plaisir à vos questions dans les commentaires où le débat, dans le plus grand respect et la plus grande bienveillance, est le bienvenu.

dimanche 4 octobre 2015

Acné adulte, mes débuts avec Roaccutane/Curacné...

Avant toute chose et avant de vous parler de ma prise de décision concernant Curacné/Roaccutane, je voulais vous remercier à avoir été aussi nombreuses à commenter mon dernier article sur l'acné adulte. Paulette a également contribué à donner de la visibilité à cet article et sachez que tout cela m'a fait chaud au cœur car les premiers jours avec ce traitement ne sont pas les plus faciles.

Je tenais avant de continuer mon article à vous préciser une chose que j'aurais probablement dû écrire plus tôt. Tous mes articles sur cette thématique seront écrits en différé, parce-qu'il m'a semblé important au regard des enjeux de ce traitement de l'acné adulte, de pouvoir peser mes mots et donc pour cela de prendre une certaine distance. Vous serez en effet d'accord avec moi pour constater qu'un effet négatif peut être très difficile à gérer instantanément mais que quelques jours plus tard, on le relativise et on le perçoit différemment d'où l'intérêt de ne pas se précipiter à écrire.

acne_adulte_curacne_avis.png

Ainsi, lorsque j'ai publié mes deux premiers articles sur la réflexion autour de prendre/ne pas prendre Roaccutane, mon choix était déjà fait et mon deuxième RDV chez le dermatologue passé. Vous avez été nombreuses à me conseiller des traitements plus doux ou des sites de renseignements sur l'acné et je vous en remercie vraiment. Sachez cependant qu'à mon sens, j'ai testé déjà suffisamment de traitements doux, bio, naturels, de parapharmacie (mais bien évidemment pas forcément l'ensemble de ceux que vous mentionnez) pour envisager Roaccutane. Je me suis seulement autorisée une prise de conseils auprès de vous au cours de l'été via Instagram, qui ne m'a guère aidée mais qui a eu au moins le mérite de me rassurer quant au fait que je ne sois pas isolée face à ce problème devenu courant chez les femmes à partir de 25 ans.

Je comprends tout à fait certaines positions très marquées concernant Roaccutane, mettant en valeur que dans la balance risques/bénéfices, les risques l'emportent et que ça ne vaut pas le coup de tenter le diable. J'ai longtemps été plutôt de ceux qui pensaient que Roaccutane devait uniquement être utilisée dans le traitement de l'acné sévère. Et puis, être confrontée depuis plusieurs années à une acné rebelle sous forme de crise sur différentes zone du visage a changé la donne pour moi De toutes les façons, je pense qu'on réfléchit différemment dans tout domaine lorsqu'on est soi-même concerné.

Au final, à quatre jours de mon RDV, je me suis décidée à faire ma prise de sang à jeun (test de grossesse - tryglicérines - transaminases) et au cours du week-end, j'ai décidé de me lancer dans l'aventure, non sans avoir posé trois questions à ma dermatologue sur les impacts et les possibilités d'arrêter le traitement à tout moment si les effets indésirables étaient trop marqués pour moi.

Pour ce deuxième RDV, j'ai trouvé ma dermatologue beaucoup plus attentive et bienveillante. Elle m'a remis le carnet que vous voyez sur la première photo et m'a fait signer un formulaire d'accord de soins et de contraception pour les patientes. Le carnet me semble plutôt destinée aux adolescentes mais les conseils qu'il prodigue, notamment en ce qui concerne les dangers de l'isotrétinoïne sur un bébé à naître, doivent être rappelés à toute personne décidant de suivre ce traitement et je pense qu'il n'est pas inutile en cela de le lire au calme chez soi.

J'ai commencé mon traitement le mardi 8 septembre. Chaque soir depuis cette date, je prends 30 mg (3 comprimés de 10 mg) au cours du repas.

Les premiers effets ne se sont pas faits attendre. La première semaine, j'ai été très fatiguée. La fatigue ne fait pas partie des effets indésirables mis en avant mais chez moi, ça a été le plus marquants les premiers jours. J'étais épuisée après une journée classique de travail, je me couchais avec les poules et faisais pratiquement le tour de l'horloge. Heureusement, cela n'a duré que quelques jours et j'ai ensuite retrouvé une énergie tout à fait normale.

Sont ensuite venus les effets classiques du traitement au cours de la deuxième semaine. Peau du visage qui était très réactive, très asséchée et qui demandait beaucoup d'hydratation, faut de quoi des dartres se formaient. J'ai donc appliqué de la crème très riche à plusieurs moments de la journée et bu 2L d'eau par jour et rapidement, ces effets se sont estompés. Aujourd'hui, ma peau du visage nécessite toujours beaucoup d'hydratation, mais moins que celle du corps qui a pris un aspect peau de crocro très marqué avec des zones très sèches. Le plus douloureux à ce jour reste mes commissures de lèvres qui, comme vous le voyez sur la photo, sont très abîmées malgré une application intensive de baume. Ouvrir à la bouche pour croquer une pomme est un véritable calvaire par exemple.

La bonne surprise, c'est que je n'ai pas eu d'autres effets négatifs. Je craignais notamment une irritabilité plus forte, des pertes de cheveux, une sécheresse oculaire (je suis porteuse de lentilles et rappelez-vous, mon ophtalmologue m'a déconseillé ce traitement) ou encore des douleurs musculaires en courant mais rien de cela ne s'est produit, et j'ai repris la course à pieds avec des performances plutôt encourageantes en cette rentrée.

roaccutane_bilan_1_mois.JPG

Au niveau des effets sur les cicatrices anciennes et boutons, j'ai été bluffée par la vitesse à laquelle ma cicatrice sur la joue (restes de la poussée d'acné du printemps dernier en photo ici) a disparu. Le traitement a également été particulièrement probant sur les boutons situés sur le front, le nez, les joues qui se sont asséchés et ont disparu en un rien de temps, beaucoup plus vite que par le passé.

En revanche, je n'ai pas échappé aux premières poussées d'acné liées à ce traitement et mon menton et ma mâchoire ont été recouverts dès la troisième semaine de boutons rouges inflammés très douloureux, beaucoup plus que ce que je peux avoir habituellement. Je vous les montre sur cette photo pour partie en espérant que vous ne voyez pas cela comme le musée des horreurs mais comme une trace vous permettant de vous situer mois après mois et de constater à mes côtés l'évolution.

Pas d'effet notable en revanche du côté des points noirs qui sont toujours présents. Je trouve toutefois globalement mon teint plus lumineux, même si plus rouge que d'ordinaire, sans doute une sensibilité accrue.

Globalement, je suis satisfaite de ces trois premières semaines passées sous Roaccutane. J'ai été un peu effrayée les premiers jours par ma fatigue (même si cette cure de sommeil m'a sans doute fait le plus grand bien) et en même temps surprise par l'efficacité sur les cicatrices et notamment cette cicatrice sur la joue (une autre photo ici) qui me complexait et que je n'arrivais pas à faire partir depuis des mois malgré des produits éclaircissants ayant fait leurs preuves. Pour le moment, j'estime que les effets indésirables, principalement la sécheresse labiale, sont tout à fait supportables au regard des promesses du traitement. La première poussée d'acné, classique dans ce traitement, est un peu déstabilisante puisque pour ma part, je n'avais jamais eu autant de boutons aussi douloureux au même endroit. Mais le fait d'avoir été avertie en amont m'aide à accepter cette période pas simple au niveau de la gestion de l'image de soi. Rendez-vous dans quelques jours pour savoir quels sont les soins que j'applique désormais quotidiennement.

*Je rappelle que je ne suis pas médecin et que seul un médecin, et a fortiori un dermatologue, peut vous prescrire sous réserve de signature de l'accord de soins et de contraception sous traitement Roaccutane/Curacné. Cette série d'articles n'a aucunement pour finalité d'affirmer que Roaccutane est le seul traitement qui vous permettra de vous débarrasser définitivement de votre acné d'adulte. Il vise simplement à retracer mon parcours, unique même si potentiellement similaire en certains points aux vôtres, et à vous faire part de mon expérience mois après mois. Je réponds avec plaisir à vos questions dans les commentaires où le débat, dans le plus grand respect et la plus grande bienveillance, est le bienvenu.

samedi 19 septembre 2015

Acné adulte, deux mois pour réfléchir au traitement Curacné...

acne_rebelle_avant.jpg

Avant de commencer cet article, je souhaitais vous remercier pour vos commentaires sous mon dernier article de la catégorie acné rebelle. Merci pour tous vos conseils et votre soutien. Je voulais aussi vous dire que ces articles sont écrits par choix après avoir pris ma décision que vous connaîtrez dans le tout prochain article.

Pour vous situer les choses dans le temps, ma plus grosse crise d'acné date de mi-octobre dernier et depuis, il y a eu très peu de mieux. J'ai néanmoins laisser le temps passer, voulant croire à un hypothétique miracle. Vous savez, de celui dans lequel on se réveille un matin avec la peau sans imperfections sans savoir pourquoi c'est soudainement passer.

Malheureusement, pas plus que de Père Noël il n'y a eut de miracle et lorsque l'été arriva, mon acné - douloureuse en plus - était toujours là. En juillet, je rencontrais donc ma dermatologue pour la première fois. Telle que je l'ai dépeinte, il est vrai qu'elle paraît assez antipathique. Il est vrai que mon premier RDV a été assez étrange puisque directement elle m'a proposé Curacné, ce qui pour certaines vous a vraiment étonnées. C'est sans doute de ma faute puisque je n'ai peut-être pas assez accentué mon déterminisme vis à vis de l'éradication de mes boutons. Il faut savoir sue je suis arrivée à sa consultation avec un bilan sanguin récent des plus complets, la liste de l'ensemble des traitements médicaux (surtout deux crèmes) et biologiques (argent colocoïdal etc.) ainsi que les crèmes de grande distribution (y compris paraphamacie) testés. Je suis donc pour partie génératrice du fait qu'elle m'ait indiqué ce traitement.

Il n'empêche qu'en sortant de ce RDV, j'étais un peu déstabilisée car je ne pensais pas être dirigée vers Curacné/Roaccutane. J'ai donc posé une photo sur Instagram pour vous demander vos avis sur ce traitement. J'avais deux mois pour réfléchir, autant les utiliser à bon escient.

Les réponses n'ont pas tardé et le débat a même failli partir en cacahouette entre deux filles que j'adore, en lien avec l'expertise des médecins spécialistes. Je vous ai lues attentivement mais ça ne m'a pas vraiment aidée tant les positions étaient tranchées et les expériences toutes personnelles. A cette même période, j'ai aussi lu l'article très complet à ce sujet d'Eleusis Megara qui m'a encore plus perdue. Toujours au début de ce premier mois, j'ai écouté les avis de mes proches qui me déconseillaient tous ce traitement, craignant non seulement pour ma santé mais aussi pour celle des éventuels enfants que j'aurai après avoir subi ce traitement. C'est sûr, à 28 ans, votre entourage commence à vous projeter en maman...

Est arrivé un autre RDV avec un autre spécialiste, mon ophtalmologue, au milieu du mois de juillet. Visite classique, on parle un peu de mes problèmes récent à supporter mes nouvelles lentilles à la journée. Il regarde et voit qu'effectivement j'ai les yeux secs. Je tilte alors sur les effets potentiels de Curacné et lui en parle.

Que n'avais-je pas fait là ?

J'ai eu le droit à un sermon sur les effets de Curacné/Roaccutane. Dans mon cas, c'était inenvisageable. Sans compter qu'il a connu des ados qui ont mis plusieurs années à se remettre de la sécheresse ophtalmique que cela a engendré.

Non non non, définitivement, Madamoiselle, ce traitement n'est pas pour vous, m'a t-il dit.

Je lui ai alors dit que vivre à vie avec de l'acné ce n'était pas non plus pour moi. Ce à quoi il m'a proposé de tester quelque chose d'assez simple : boire 2L d'autre de source en bouteille par jour pendant un mois, hydrater ma peau au lieu d'essayer d'assécher mes boutons, et constater les effets au bout d'un mois.

Mouais...mode conte de fée miraculeux réactivé. J'avoue que ça m'a arrangée puisque pendant un mois je n'avais plus à décider, juste à différer ma prise de décision dans l'attente que toute l'eau bue et l'hydratation apportée à ma peau fasse son petit effet.

Vous vous en doutez, un mois plus tard, toujours pas de changement à l'horizon. Mon menton était toujours plein de microkystes et j'avais également quelques boutons douloureux localisés sur le front et les joues.

Mais je n'arrivais toujours pas à me décider. Pourtant le RDV programmé avec ma dermatologue approchait à grands pas et il fallait que je fasse, si j'acceptais Curacné, une prise de sang trois jours avant...

jeudi 10 septembre 2015

Acné adulte, le jour où j'ai enfin consulté une dermatologue !

acne_rebelle.jpg

Je m'appelle Silana, j'ai 28 ans et de l'acné rebelle depuis 4 ans maintenant.

Je ne sais plus trop comment ça a commencé.
Jusqu'à mes 23 ans, ma peau s'est vraiment tenue à carreaux et lorsque je regarde mes vieilles photos, je comprends pourquoi mes copines et ma famille m'enviaient mon teint 0 défaut. D'ailleurs, vous aussi chères lectrices, vous m'avez souvent complimentée sur mon teint lors de mes avant/après test de produits teint.

Mais ça, c'était avant.
Je n'ai pas vraiment d'hypothèses pour expliquer ce qui s'est passé après.
Déménagement, stress, beaucoup de nouveaux produits testés, redéménagement, moins de sport, moins de petits plats faits maison.
Honnêtement, je ne sais pas et je pense que je ne saurai jamais. Toujours est-il que je me rappelle de l'hiver 2011 durant lequel plein de petits boutons sont apparus sur mon front et mon dos leur donnant un aspect granuleux. A l'époque j'ai pensé à une allergie alimentaire et j'ai essayé de trouver à quoi cela pouvait être lié. Sauf que je n'ai jamais réussi à identifier la cause. Ces boutons sont partis mais d'autres, localisés sur mes mâchoires, menton, joues sont arrivés, en même temps qu'une invasion de points noirs sur les ailes du nez et les joues.

Ça n'a pas été simple psychologiquement de me voir avec ce nouveau visage et je crois que j'ai perdu un peu confiance en moi durant les périodes au cours desquelles les boutons étaient vraiment très visibles.

Globalement cependant, j'avais plus de bonnes périodes que de mauvaises et je pensais qu'adopter une routine soin visage adapté suffirait à enrayer le phénomène. Pendant les quatre dernières années, j'ai donc essayé des produits (sticks anti-boutons, masque purifiant etc.) qui étaient censés m'aider à contrôler mon sébum et donc mon acné rétentionnelle.

Avec le recul, je me rends compte que ça n'a pas vraiment fonctionné puisque j'ai fini par en avoir assez et à me lasser d'essayer de nouvelles routines tous les six mois. Surtout que ça ne fonctionnait pas vraiment puisque, comme vous le voyez sur la photo, une très forte crise d'acné m'a provoqué de gros boutons inflammés sur les joues dont je porte toujours les traces aujourd'hui.

J'ai fini par aller voir une dermatologue, après qu'une crème sur ordonnance prescrite par mon médecin généraliste n'ait pas fonctionné non plus. Sans doute un peu tardivement, mais l'essentiel est que je l'ai fait.

Je lui ai tout déballé. Mon ras le bol de ces boutons douloureux qui me défigurent et que le maquillage ne suffit plus à cacher. Mes essais de récupération de ma peau d'ado. Mes craintes que mon activité de test de produits dans le cadre de mon blog beauté soit à l'origine d'une transformation de nature de ma peau. Et surtout, mon avis de retrouver une peau nette.

Elle n'y est pas allée par quatre chemins. En même temps, celle qui allait devenir MA dermato n'est pas une femme qui perd son temps, je l'avais compris à son air pincé et à sa remarque sur mes trois minutes de retard en entrant dans son cabinet. Elle a donc prononcé le nom du traitement magique.

CURACNÉ

Curacné ou l'équivalent de Roaccutane.

En l'entendant prononcer ce nom de traitement, je me suis sérieusement demandée si je n'avais pas exagéré mes propos. J'ai connu et vu des personnes sur Youtube ayant suivi ce traitement et je trouve qu'en comparaison mon acné est légère. Légère mais hormonales et donc difficile à faire partir définitivement m'a dit ma dermato. Sans compter qu'il est vrai que j'ai de plus en plus de tâches pigmentaires du fait d'anciens boutons.

Elle a pris le temps de m'expliquer le fonctionnement du traitement, les effets attendus mais aussi les inconvénients : obligation de se soumettre à un test de grossesse tous les mois, sécheresse cutanée et oculaire, risque de diminution des performances sportives etc.

Quand elle a eu fini, loin d'être rassurée, je lui ai demandé s'il n'existait pas un traitement plus doux. Elle m'a dit qu'il fallait que je sache ce que je voulais, qu'elle pensait après avoir examiné ma peau et entendu mon passif que Curacné était adapté et qu'elle me laissait deux mois pour réfléchir, le soleil étant particulièrement déconseillé lorsqu'on suit ce traitement.

28 € plus tard, j'étais dehors.

Je suis restée assez scotchée après ce rendez-vous d'une dizaine de minutes chez une professionnelle de ma ville que l'on m'avait vivement recommandée. Scotchée, ne sachant surtout pas trop quoi penser. J'ai toujours été très méfiante à l'égard de Roaccutane et on venait de m'apprendre que c'était la seule solution pour retrouver une jolie peau. J'avais deux mois pour réfléchir, peser le pour et le contre et donner ma réponse.

Tic. Tac. Le compte a rebours était lancé.