Silana blog

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mercredi 15 janvier 2014

L'amour est un crime parfait : disparition inquiétante en haute montagne...

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L'amour est un crime parfait raconte l'histoire d'un homme et de femmes, ses femmes. Marc puisque c'est ainsi que cet homme s'appelle, est professeur de littérature à l'Université de Lausanne. C'est dans ce lieu à l'architecture magnifique qu'il séduit à outrance. Il faut dire que ses étudiantes sont nombreuses à vouloir passer une nuit dans son "antre", qui se révèle être un sublime chalet perdu au milieu de la haute montagne.

Un soir, il ramène Barbara, la plus douée de ses étudiantes. Il est le dernier à l'avoir vue avant qu'elle ne disparaisse...mystérieusement. Sa belle-mère Anna ne résout pas à cette disparition et a tôt fait de charmer Marc pour essayer de comprendre ce qui a pu lui arriver. C'est le début d'une enquête dont nous, spectateurs, essayons de démêler les fils.

Je vous propose de découvrir la bande annonce avant de vous donner mon avis.

Un décor de rêves pour une intrigue que je qualifierais d'étrange. L'amour est un crime parfait est l'adaptation cinématographique du roman de Philippe Djian, Incidences, paru en 2010. Dès les premières images, la tension est palpable, le pouls s'accélère et la bande-son nous conforte dans l'idée qu'un drame est à venir. Et pourtant RIEN, si ce n'est une scène sensuelle entre le professeur et sa jeune amante.

Ce n'est que plus tard que l'on comprend que quelque chose est arrivé.

L'amour est un crime parfait comporte beaucoup de non-dits, de nons-dits dont le spectateur doit se saisir pour dérouler le fil avant l'enquêteur chargé de découvrir ce qui a bien pu arriver à Barbara. Comprendre quelle est la véritable relation que Marc entretient avec sa sœur Marianne qu'il empêche de tomber amoureuse de Richard (joué par l'excellent Denis Podalydès), comprendre pourquoi la frivole Annie tient tellement à coucher avec son professeur et surtout comprendre ce que cherche la mystérieuse Anna en se rapprochant de lui.

Trois femmes, trois fils à dérouler...

J'ai vraiment apprécié le jeu des acteurs, leur phrasé qui vient donner du rythme assez calme au demeurant, réchauffé ça et là par quelques scènes sensuelles voir plus érotiques. La bande son joue également dans ce sens un rôle déterminant pour impulser les moments clés. Côté acteur, j'ai eu un coup de cœur pour Sara Forestier qui m'a distraite avec sa personnalité un peu follette. Mathieu Amalric qui tient le premier rôle est également très convaincant dans son rôle de professeur amoureux de l'amour mais pervers et certainement névrosé.

Dans l'ensemble, le nouveau thriller amoureux des frères Larrieu, est un film qui se laisse regarder. J'ai été un peu déçue par la chute mais n'hésitez pas à aller vous faire votre propre opinion en salles, le film est sorti aujourd'hui.

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As-tu envie d'aller voir ce film ?

dimanche 15 décembre 2013

Angélique, Marquise des Anges, de retour sur grand écran

Mercredi prochain sort en salles une belle histoire d'amour, comme on rêverait d'en vivre toutes.

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Angélique, Marquise des Anges est de retour avec pour l'interpréter la ravissante Nora Arnezeder, qui succède donc à Michèle Mercier dans ce rôle de femme rebelle, aventurière, mais avant toute chose amoureuse de son mari, ici joué par Gérard Lanvin qu'elle rejette pourtant dans un premier temps.

Je ne connaissais pas Angélique Marquise des Anges (et oui, ça arrive !). J'en avais seulement entendu parlé très brièvement puisqu'il s'agit tout de même d'un véritable mythe. Mais je n'avais pas poussé la curiosité plus loin. Pour autant, j'ai tout de suite accepté l'invitation à la projection privée organisée par les Victoires de la Beauté. Assise à côté de Poupoune, véritable fan de cette saga, j'ai été un peu briefée, notamment sur le charme intemporel du duo formé par Michèle Mercier et Robert Hossein.

Pour ma part, je partais sans comparaison possible avec la version datant des années 60 et je n'ai pas regretté. J'aime être surprise et je crois n'aurai pas aimé faire des allers/retours permanents entre les deux versions pour savoir celle qui m'a le plus plu.

J'ai trouvé le film d'Ariel Zeitoun réussi. J'ai tout de suite accroché à sa façon de tourner, de raconter, me projetant en la belle Angélique au caractère de feu. J'ai trouvé le film rythmé, moderne (parfois un peu trop d'ailleurs puisque l'histoire racontée date des années 1600) avec en arrière-plan ces sentiments très forts entre la marquise et le comte de Peyrac. Mention spéciale pour Tomer Sisley dont la présence au casting peut surprendre et qui a su pourtant - et par son talent - être complètement crédible !

A la fin de la projection, je n'avais qu'une envie : voir la suite !

Je ne suis pas restée sur ma faim trop longtemps puisque nous avons pu avoir un échange avec Ariel Zeitoun, un peu perdu au milieu des 40 jeunes femmes qui l'assaillaient de questions. Malgré tout, c'est avec beaucoup de sincérité qu'il nous a livré des détails du tournage, notamment sur le choix des acteurs (Gérard Lanvin qui est clairement plus âgé que ce qu'on imagine à la lecture des livres d'Anne Golon) mais aussi sur les lieux de tournage (La République Tchèque et l'Autriche) et les techniques utilisées (éclairage à la torche qui donne parfois un grain "sale" particulier).

Finalement, nous avons abordé la suite des aventures d'Angélique. Conforté par Anne Golon sur le fait que l'Angélique qu'il a dépeinte ressemble à celle décrite dans le livre, Ariel nous a promis une suite en cas de succès de ce premier chapitre. Personnellement, j'ai vraiment hâte !

Je vous laisse découvrir l'ambiance de ce film avec la bande annonce ainsi que l'avis des copines présentes lors de la soirée.

"Quelque chose me disait que le projet d’Ariel ne me trahirait pas et qu’avant mes 100 ans, j’en ai 91 aujourd’hui, j’aurais la chance de voir une version cinématographique d’Angélique correspondant enfin à mes attentes. Voilà qui est fait : grâce au film, j’ai le sentiment d’une nouvelle vie qui commence."

Anne Golon

Rendez-vous le 18 décembre dans votre cinéma pour vous faire votre propre avis !

Merci à toute l'équipe des Victoires de la Beauté pour cette excellente soirée. ♥

mercredi 2 janvier 2013

Populaire : coup de coeur pour un film bourré de charme

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"Être secrétaire, c'est moderne". 

Voilà l'idée qui domine en 1958 et pousse Rose Pamphyle, 21 ans, à quitter son village normand natal où une vie de femme au foyer classique avec le meilleur parti du village (un garagiste) l'attend depuis son adolescence. Un petit matin, elle monte donc dans le car direction Lisieux pour un entretien avec Louis Échard, patron d'un cabinet d'assurance.

La concurrence est rude et Rose a très peu d'atouts pour s'assurer d'être prise, étant une championne des bourdes en tout genre. Heureusement pour elle, elle a un don : Rose tape à la machine à la vitesse de la lumière, ou presque.

Louis, ancien compétiteur de choc, est interpellé par son talent et décide d'embaucher Rose à une condition : qu'elle accepte de participer à gagner des concours de dactylographie.

Rose se soumet, n'ayant aucune envie de rentrer chez Papa, et commence alors pour elle l'entraînement...

Populaire est un de mes coups de coeur de 2012.

Oui, le scénario n'est pas très profond et même carrément prévisible et oui encore Régis Roinsard n'a pas vraiment fait passer de message à travers ce film qui reste assez candide.

Et alors ?

Pour le reste, avec ce long métrage, ce réalisateur français marque beaucoup de points. Décors de rêve, costumes d'époque, acteurs vraiment géniaux - j'ai adoré le duo formé par Romain Duris et Déborah François mais aussi Bérénice Bejo et ses yeux de chat grâce à l'eyeliner sixties - et bande-annonce au charme fou, j'ai été vraiment conquise.

Populaire est un film drôle, bourré de charme, coloré et rythmé. On ne voit pas le temps passer et on ressort de la salle un grand sourire aux lèvres. Je vous le conseille si comme moi vous aimez l'époque dans laquelle ont vécu les icônes Audrey Hepburn et Marylin Monroe. Pour ma part, j'adorerais pouvoir vivre quelques jours à cette époque, rien que pour le plaisir de porter de si jolies toilettes !

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L'avez-vous vu ?

vendredi 6 juillet 2012

Heureusement, il y aura toujours le cinéma !

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Je crois que j'ai vraiment commencé à aimer le cinéma grâce à Ken Loach. Je me rappelle d'une certaine année de collège durant laquelle notre professeur de français tentait tant bien que mal de nous faire découvrir ce qu'elle appelait le vrai cinéma, et de développer notre esprit critique.

C'était une mission bien difficile qu'elle s'était fixée étant donné le public de mon collège. Je me rappelle d'un film en particulier, Kes, de Ken Loach. Je devais avoir 12 ans maximum, à peu de choses près l'âge de mes camarades. Je me rappelle que la plupart d'entre eux avaient chahuté durant le film, le trouvant lent, sans intérêt puisque sans effets spéciaux ni mort toutes les deux minutes. Je caricature un peu mais c'est tout de même à peu près ça.

Et je me rappelle avoir été assise dans mon fauteuil rouge, passionnée par ce film de 1696 d'une grande sensibilité et vraiment très beau. Beaucoup plus tard, j'ai réussi à le retrouver grâce à ma cousine et je l'ai revu avec beaucoup d'émerveillement et de nostalgie.

Je ne sais ps pourquoi je vous raconte tout ça. Toujours est-il que Ken Loach tient une place très particulière dans mon coeur. Je collectionne ses films sociaux comme des petites pépites d'or. J'ai beaucoup aimé Just a kiss mais aussi My name is Joe.

Ken Loach n'est plus tout jeune mais ses films restent rafraîchissants et plein de vérité.
Parfois ça fait mal de voir le monde de manière si dure, mais ça fait réfléchir aussi. Je ne lui connais aucun réalisateur au talent équivalent pour montrer la misère humaine, si ce n'est peut-être Andrea Arnold qui s'inscrit dans sa filiation. Elle a notamment réalisé le très beau Fish Tank.

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The Angels'Share ou la part des anges est le dernier film de Ken Loach, depuis peu dans les salles obscures et récompensé par le prix du jury à Cannes. C'est un film qui montre la tentative de rédemption de quatre jeunes au passé judiciaire déjà bien chargé. Condamnés à des travaux d'intérêt généraux, ils vont faire la connaissance d'Harry, un homme d'une cinquantaine d'année qui veille à ce qu'ils ne sortent plus du droit chemin mais pas seulement... Ce dernier prend en effet particulièrement en affection Robbie, futur père de famille qui a un casier judiciaire aussi long que le bras mais qui veut vraiment en finir avec cette vie là. Il faut dire que Leonie, la femme qu'il aime, mère de son bébé, ne lui laisse pas vraiment le choix.

Avec Harry, joué par l'excellent John Henshaw, il découvre la dégustation du whisky et se révèle être un nez hors pair. Mais que faire de ce talent quand on est étiqueté délinquant depuis si longtemps ? Grâce à ses compères des travaux d'intérêts généraux Albert, Rhino et Mo, une idée va vite germer dans son esprit...
Légale ? C'est la grande question du film !

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J'ai beaucoup aimé ce film qui est très drôle malgré la situation initiale assez noire. C'est un film extrêmement positif, sans doute un peu trop pour être réaliste mais qui fait du bien. Il est de plus servi par un très bon casting, et je pense notamment à Paul Laverty (Robbie) qui m'a impressionnée. Je vous le conseille, vous ne le regretterez pas.

Ma note : 9/10

Aimez-vous ce genre de film et ce réalisateur ?

vendredi 15 juin 2012

Un film à voir avant qu'il ne quitte les grands écrans : Le prénom

Je suis LA fille qui regarde toutes les bandes-annonce.
Mais celle du Prénom, je n'en avais même pas envie.

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C'est dingue comme je peux être bornée parfois quand même.
J'ai traîné des pieds comme jamais pour ne pas aller voir ce film.
Mais au bout d'un moment, j'ai été à court d'argument.
Alors j'ai lâché un "ok, mais tu m'offres du pop-corn, au moins si je m'ennuie, je mangerai !"
Et on y est allé.

En vrai, je ne suis pas bornée.
J'ai juste été hyper déçue par Carnage de Polanski qui était lui aussi une pièce de théâtre mise sur grand écran.
J'avais peur d'un nouveau huit-clos étouffant dans lequel on s'ennuie à mourir.
En fait, c'est tout le contraire !

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C'est tout d'abord très bien joué.
Certes, certaines scènes pourraient être écourtées mais dans l'ensemble, on rebondit de vanne en vanne, de révélation en révélation. Ca ne s'arrête jamais, entre hurlements et rires grinçants.

Le public semble y trouver son compte.
En tout cas, dans notre salle ce soir-là, on entendait des rires toutes les 2 à 3 minutes.

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Ma deuxième crainte ? Que le scénario manque de densité.
J'avais peur que ça ne tourne qu'autour DU prénom qui va être donné au futur enfant à naître.
Et non, c'est bien plus que cela et c'est pour cette raison que l'histoire m'a bien plu.
Des secrets de famille vont être révélés, des relations vont voler en éclat.
C'est violent, la tension est palpable.
Pourtant, on prend son pied car finalement, l'un des invités à ce dîner, ce pourrait être nous...

Vous pouvez regarder la bande-annonce sans crainte aucune.
Certaines des images qui y sont présentes ne font même pas partie du film et la plupart des blagues et jeux de mots ne s'y trouvent pas.



Une bonne comédie made in France, ça fait plaisir !
A voir absolument ! En amoureux, avec des amis ou même avec ses ados.
Le rire, ça se partage !

L'avez-vous vu ? Allez-vous aller voir ?

vendredi 8 juin 2012

Une seconde femme [Kuma]

Imaginez...
Vienne, années 2000.
Vous êtes un jeune-homme turc d'une vingtaine d'années.
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Que feriez-vous si votre mère Fatma, atteinte d'un cancer et donnée pour mourante, vous affirmait avec conviction que sa dernière volonté est que vous épousiez pour la forme une jeune-femme, qui sera en réalité la seconde femme de votre père ?

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Hasan, lui, accepte ce marché pour des raisons que l'on découvrira par la suite et toute sa famille part fêter ses noces dans un petit village turc. Il épouse Ayse, 19 ans, une vraie perle comme le diront par la suite tous ceux qui la croiseront. Une très belle jeune-femme aimante et entièrement dévouée à sa nouvelle famille.

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De retour à Vienne, dans cette société turque fermée - de Vienne on ne verra d'ailleurs rien - Ayse et Hasan forment en apparence un couple heureux. Mais la réalité est tout autre. En effet, c'est bien avec Mustafa le père de la famille qu'Ayse partage son lit chaque soir...

Une situation qu'ont du mal à accepter les filles de la famille, notamment les deux plus grandes. Chacune à leur manière, elles rejettent certaines traditions et valeurs imposées par Fatma qui, elle, ne les suit que parce-qu'elle les croit justes et capables de protéger sa famille.

Fatma et Ayse développent d'ailleurs une vraie complicité : une relation profonde se noue entre deux femmes qui partagent la responsabilité de leur famille.
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Une seconde femme est un très bon film social du réalisateur kurde Umut Dağ. Il véhicule beaucoup d'émotions et j'ai ressenti tout le long du film une certaine tension. Umut Dağ dépeint sans jamais juger une situation loin d'être banale de nos jours mais inspirée de ce qui peut encore se faire dans de petits villages turcs.

Il ne s'agit pas tant de parler d'intégration (choc des cultures, langues allemandes et turques) mais de voir comment l'arrivée d'une parfaite étrangère au sein d'une famille peut en bouleverser l'équilibre. J'ai trouvé le tandem d'actrices Niham Koldas (Fatma) et Begüm Akkaya (Ayse) excellent. Il est plaisant de voir les différents points de vue des nombreuses femmes de la communauté turque sur cette "seconde épouse non-assumée".

Le seul défaut de ce film réside peut-être dans la façon de filmer/monter du jeune réalisateur (il a 30 ans) qui a tendance à être pesante. Cela participe aussi sans doute à cet effet de tension permanent. Il s'agit d'une succession de scènes de vie, de scènes quotidiennes sans qu'il soit possible de savoir si elle se passe ou non dans la même journée, dans le même mois.
Ma note : 8/10

Avez-vous envie de voir ce film ?

mercredi 23 mai 2012

5 films à voir (ou pas !) dans les salles obscures !

Combinaison idéale cette dernière semaine :

beaucoup de temps libre + places de cinéma à 3,50 € pour célébrer le festival de Cannes = 5 films vus !

Je vous propose une petite revue rapide de chacun d'entre eux. Je ne les détaillerai pas comme à mon habitude dans cette rubrique mais je vous donnerai quelques indications pour vous aider à savoir si vous devez ou non aller voir ce film.

A voir avec ses parents :

réalisateur : John Madden
ma note : 8/10

En deux mots : Drôle & dépaysant

J'y suis allée sans aprioris, un soir où j'avais envie d'exotisme. Avec ces plus ou moins jeunes retraités, j'ai quitté l'Angleterre à bord d'un avion direction l'Inde. J'ai vécu leurs angoisses de l'inconnu, ne pas savoir si finalement ce qui les attend dans ce palace pour personnes âgées est mieux que ce qu'il aurait pu s'offrir au Royaume-Uni. J'ai découvert un pays plein de couleurs, partagé entre modernité et traditions. Les destins croisés de ces 6 personnages sont tantôt émouvants, tantôt drôles. Un très joli film poétique qui donne envie de partir en Inde pour découvrir ce pays de ses propres yeux.

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A voir avec une copine :

réalisateur : Michael Sucsy
ma note : 6/10

En deux mots (enfin trois !) : Romantique & typiquement américain

Ce film, c'est le genre de comédie sentimentale dont je raffole. Un couple qui s'aime éperdument, une belle histoire dont on rêve toutes. Ils sont artistes, mariés depuis peu, ont pris appart et on n'a qu'une envie : copier la déco. Et puis survient le drame : un horrible accident de voiture. Elle passe à travers le pare-brise, lui s'en sort indemne. A son réveil, elle n'est plus tout à fait la même. 5 ans de sa vie, ses 5 ans avec lui, ont été effacés. Retrouvera t-elle un jour la mémoire ? Doit-il vraiment tout faire pour reconquérir cette femme qu'il a aimé et qu'il aimera toujours mais qui n'existe plus à proprement parler ? 

L'histoire (inspirée de faits réels) est bonne et on peut difficilement reprocher au réalisateur sa mise en scène qui est bien exécutée. Beaux acteurs, scénario avec un fort potentiel et pourtant : l'émotion de passe pas plus que ça. On s’ennuierait presque. C'est finalement un film trop lisse, qui ne met sans doute pas assez l'accent sur leur histoire à eux mais privilégiant la vie autour (relations avec les parents, les amis, la fac, les autres amours etc). J'ai toutefois trouvé Rachel McAdams très juste dans son rôle, sans compter qu'elle est vraiment canon !

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A voir avec son amoureux :

réalisateur : Jacques Audiard
ma note : 7/10

En deux mots : brutal & délicat

C'est un film plein de contradictions que nous propose Jacques Audiard. Un film "social" très réaliste également.
Clairement, pour ce type de film j'adore et admire le travail du britannique Ken Loach (dont le dernier film est également sélectionné pour Cannes). Avec Jacques Audiard, j'ai plus de mal et pourtant, j'ai tout de même adoré son Prophète.

Je ne vais pas vous copier le synopsis en entier mais juste vous en toucher quelques mots. Dans cette histoire, ils sont trois. Trois êtres perdus. Il y a tout d'abord Ali, le gros dur au coeur d'or, et puis Sami, son fils de 5 ans qu'il vient juste de retrouver et enfin Marie, jeune-femme qui doit réapprendre à vivre sans ses deux jambes perdues dans un terrible accident. Trois écorchés vifs qui sont en lutte pour trouver leur place dans la société. Le film est violent mais d'une extrême justesse. Toutefois, malgré mon extrême sensibilité, je ne me suis pas sentie touchée autant que je l'aurais pensé. Je suis restée à distance. J'ai bel et bien regardé ce film, je ne l'ai pas vécu.

Ca reste cependant une belle leçon de vie !

Pour son talent, il me semble que Matthias Schoenaerts pourrait obtenir le prix d'interprétation masculine. Quant à Marion Cotillard, que je trouve belle mais parfois dans le sur-jeu (comme dans les Petits mouchoirs), je l'ai trouvé ici vraiment bonne. Mais peut-être pas assez pour décrocher le prix d'interprétation féminine.

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A voir avec sa petite soeur :

réalisateur : ♥ Tim Burton ♥
ma note : 4/10

En un mot : décevant...

En sortant si j'avais pu avoir Tim (oui, je l'appelle Tim) en face de moi, j'aurais eu envie de lui dire "Bon Tim maintenant, il va falloir arrêter les conneries !". C'est mon compte twitter qui a pris et je me suis lancée dans une sorte de monologue.

Bordel ! Tim Burton est quand même mon réalisateur favori depuis qu'il a mis en scène Big Fish. C'était il y a presque 10 ans ! Du coup, à chaque fois qu'il sort un nouveau film, j'y vais, espérant être surprise, enthousiaste, charmée, bouleversée, bref : ressentir quelque chose.
Sauf que ça n'arrive presque jamais. J'ai aimé Charlie et la chocolaterie ou encore Sweeney Todd mais le reste m'a laissé dubitative sur son talent. Certes esthétiquement c'est très bon, techniquement aussi. Costumes, décors, musique, du grand cinéma. Mais les les histoires sont insipides et surtout, Tim Burton ne prend aucun risque. Toujours les mêmes acteurs : sa femme Helena Bonham Carter, Johnny Depp etc. Tout ça sent le réchauffé, ça manque de renouveau, de piquant, de poignant ! On saluera tout de même la prestation de notre frenchie Eva Green, sexy à souhait.

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A voir avec un ami, son grand-père, son chien, n'importe qui en fait mais à voir :

réalisateur : ♥ Wes Anderson ♥
ma note : 10/10

En deux mots : poétique & décalé

Si vous aimez Wes Anderson (il est en passe de devenir un de mes réalisateurs préférés) qui a tout de même un univers bien à lui, vous allez adorer ce film. C'est un bijou, un de ceux qu'on collectionne comme Big Fish de Tim Burton ou Lovely Bones de Peter Jackson. Un film un peu loufoque il faut bien le reconnaître mais avec une vraie ambiance rétro. Il faut plonger dans l'histoire et la vivre intensément. On rit intérieurement parfois en se disant que, quand même, Wes Anderson en fait trop mais preuve que finalement on est touchée, quelques larmes s'échappent accidentellement de nos yeux par moment.

Parce-que oui, aimer si tôt, ça ne peut être que beau...

Mention spéciale pour le make-up de Suzy : ambiance 60's assurée !

Ce film mériterait amplement à mon sens le prix de la mise en scène.

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Avez-vous vu l'un de ces films ? Je veux lire votre avis !

jeudi 1 mars 2012

Dans les salles obscures, le territoire des loups

Ca fait très longtemps qu'on n'a pas parlé cinéma sur ce blog.

Et pourtant, j'adore toujours autant découvrir des films.

Hier, je suis allée voir Le territoire des loups, de Joe Carnahan.

Plutôt enthousiaste en lisant le synopsis, j'ai un peu déchanté en salles.

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Voici mon compte-rendu sur cette nouveauté sortie hier 29 février.

Le territoire des loups c'est avant-tout une histoire d'hommes. Des hommes qui travaillent dans des conditions extrêmement difficiles en Alaska pour une compagnie pétrolière. Des hommes qui ont pour la plupart un passé qu'ils cherchent à fuir : ex-taulards, fugitifs, associables. En somme, des racailles, ceux qu'on emploie pour faire les sales tâches parce-que personne en veut. Ce quotidien dans un monde brutal où se succèdent dures journées puis beuveries pour oublier, nous est rapidement décrit en début de film par John Ottway, embauchée par la compagnie pour protéger les employés, entre autre des loups qui règnent en maîtres sur cet immense territoire.

Un jour, alors qu'un petit groupe qui comprend John Ottway se rend vers Anchorage pour de nouvelles tâches, l'avion en piteux état qui les y conduit se crashe dans l'immensité toute blanche, au milieu de nul part. Une scène très réaliste qui prend vraiment aux tripes.

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On ne s'étonne pas en raison de la violence du choc que la très grande partie des occupants de l'avion perde la vie. Reste alors quelques survivants dont notre héros, John Ottway. Il réunit à l'intérieur de la carlingue les quelques hommes qui ont eu de la "chance". Certains sont blessés et ne survivront que quelques heures. D'emblée, par son caractère de MacGyver et parce-qu'il n'a pas peur de prendre de vraies décisions, il va s'imposer comme le leader même si certains chercheront ensuite à aller contre son autorité.

Le temps presse.

Ils le savent tous : les secours ne viendront pas.

Les loups ne sont pas loin et sentent la mort qui rôde autour du lieu du crash.

John Ottway prend alors la décision, pour la survie de tous, de rejoindre la forêt la plus proche dans laquelle ils seront moins exposés aux loups. Du moins le croit-il... Après avoir récupéré un maximum d'affaires pour survivre, les six hommes s'engagent dans une longue marche difficile dans le froid et la neige...


Le territoire des Loups

Lorsque j'avais quelque chose comme 10 ans, j'ai vu au Futuroscope un film qui s'appelle Guillaumet, les Ailes du courage qui raconte l'histoire vraie de ce pilote de l'Aéropostale qui s'est écrasé dans les Andes et a réussi à survivre en rejoignant après une semaine de marche dans le froid et la neige, un petit village. Ce film m'a marquée.

Ici, on retrouve un peu la même configuration mais pour rajouter à l'oppression de la situation et également apporter au scénario un peu d'action on a ajouté les LOUPS.

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Des loups dépeints comme des bêtes féroces attaquant les hommes se trouvant sur leur territoire. De leur vie en meute, on n'en saura que très peu. On les verra surtout très agressifs, yeux jaunes brillants dans la nuit noire, crocs acérés près à déchiqueter le corps de l'homme. On les entendra aussi, hurlant à la mort, des cris qui rajoutent au sentiment d'oppression.

Pour le reste, ce film m'a fait penser à un mélange entre 10 petits nègres et Into the wild. A un moment, il est tellement évident que les survivants du crash vont disparaître un à un (une disparition toutes les 10 minutes en moyenne) que ça en devient lassant. Quelques beaux paysages de forêts enneigées mais pas assez à mon goût. Au final, un scénario assez mince, avec quelques flash-backs qui ne m'ont absolument pas convaincue et qui n'apportent pas grand chose, à part montrer une femme ou un enfant donc un peu de douceur dans ce monde de brutes.

Malgré tout, ce film ne m'a pas laissé indifférente. J'ai eu peur tout du long (je suis très sensible), sursauté plusieurs fois. Liam Neeson (John Ottway) est plutôt crédible dans son rôle de dur à cuire au coeur tendre. Je trouve toutefois dommage que le film soit si long et qu'il n'ait pas échappé à quelques clichés, même si la fin reste imprévisible... D'ailleurs, je vous conseille vivement de rester pour le générique !

Un film que vous avez envie de voir ?

mercredi 21 septembre 2011

Crazy, stupid love !

Il y a plusieurs façons de présenter ce film réalisé par John Requa et Glenn Ficarra.

On peut se concentrer sur l'histoire de Cal Weaver (SteveCarell), 40 ans, qui vient d'apprendre que sa femme Emily (Julianne Moore) l'a trompé. Choqué, il décide alors de demander le divorce et de déménager. Pour lui, une nouvelle vie de célibataire commence. Pas évident, surtout qu'il est un modèle d'anti-séduction, parlant sans cesse de sa femme, de ses enfants etc.

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On peut aussi présenter Jacob Palmer, séducteur invétéré, que Cal va rencontrer et admirer un soir dans un bar. Jabob, joué remarquablement par Ryan Gosling ♥, profite de sa vie de célibataire, plaît énormément aux femmes...jusqu'à sa rencontre avec la magnifique Hannah (Emma Stone) qui va lui résister puisqu'il est archétype de tout ce qu'elle déteste chez un homme, elle qui cherche une union durable. Prenant sous son aile Cal, il va chercher à en faire un modèle de virilité. Cette rencontre va aussi l'amener à se poser quelques questions sur l'amour, le vrai...

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Le troisième homme de cette histoire n'est autre que Robbie, 14 ans, le fils de Cal & Emily, fou amoureux de sa baby-sitter Jessica, qui elle n'a d'yeux que pour Cal.

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Trois histoires qui vont se recouper encore et encore jusqu'à une belle surprise pour le spectateur.

J'ai ri, j'ai pleuré, j'ai aimé le jeu des acteurs qui en plus d'être beaux, savent nous faire vibrer.

C'est léger, ça parle de la vie, d'eux, d'amour mais aussi finalement peut-être un peu de nous.


Crazy, stupid love

On conclue avec une citation de Steve Carell à propos de ce film : "C'est un choix intéressant en terme de script, de donner à la femme la crise de la quarantaine et non à l'homme, comme c'est souvent le cas. Ce n'est pas l'homme qui commet l’adultère mais elle. Cette notion donne au film une réelle différence."

Je vous le conseille, c'est une très belle comédie.

Vous l'avez vu ? Qu'en avez-vous pensé ?

samedi 10 septembre 2011

La rentrée du cinéma BNP Paribas du 14 au 20 septembre : 3,50 € la place

Du 14 au 20 septembre, c'est la rentrée du cinéma.

Pendant 7 jours, la place sera à 3,50 € partout en France, à toutes les séances, pour tous les publics !

Pour cela, il faudra vous munir d'une contremarque BNP Paribas puisque la banque, avec le soutien de la Fédération Nationale des Cinémas Français, organise l'événement cette année encore.

Pour gagner un lot de deux contremarques, rendez-vous sur leur site :

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Pour ma part, j'ai déjà reçu mes contremarques. Le film que j'irai voir ?

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Si vous y allez entre amies, soeurs etc, je vous recommande également Mes meilleures amies : très drôle, vrai, girly et pas prise de tête pour un sou. Je suis une grande fan de Melissa McCarthy (découverte dans Gilmore Girls ♥).


Mes meilleures amies

Et vous, un film en particulier à me conseiller en ce moment ?

mercredi 19 janvier 2011

Festival Télérama : les films que je vous conseille / ceux que j'ai envie de voir

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C'est aujourd'hui qu'a débuté le festival Télérama 2011.
Si je vais moins au cinéma ces derniers temps, je ne manque jamais les bons plans sorties et celui-ci en est un.

(Les modalités, les films sélectionnés et mes critiques/envies dans la suite de l'article)

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lundi 8 novembre 2010

On se fait une toile ? #12 - Les petits mouchoirs : vous avez aimé, sérieusement ?

Les-petits-mouchoirs_image-gauche.jpg

Chez moi, la sauce n'a pas prise ! Mais alors, absolument pas.
Explications.

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lundi 1 novembre 2010

On se fait une toile ? #11 - Arthur & Sarah : deux héros, deux films, deux genres

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En matière de films, je n'ai pas vraiment de critères de sélection. Je vais voir les films qu'on me conseille ou bien dont la bande-annonce m'a plu. Récemment, j'ai vu deux films qui, malgré leurs genres totalement différents, ont su me faire rire, m'émouvoir et donc me plaire.

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vendredi 15 octobre 2010

On se fait une toile ? #10 - The Social Network : film de l'année ?

The Social Network, c'est l'histoire d'un homme, Mark Zuckergerb et d'une invention, Facebook.

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Avec génie et sans sombrer dans une narration purement historique, racontant une succession de faits (réels ou fictifs, nul ne le sait), Fincher revient sur les deux procès intentés au fondateur de Facebook. Accusé d'une part par son ex meilleur ami et d'autre part, par deux frères scandalisés de s'être faits voler leur idée de réseau communautaire universitaire, il doit se défendre et revenir sur les années 2003-2004, époque à laquelle tout a commencé.

Ici, il n'est nullement question de s'intéresser aux répercussions qu'a Facebook sur la gestion de notre vie privée, il s'agit surtout de comprendre comment un tel phénomène a vu le jour.

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jeudi 1 juillet 2010

On se fait une toile ? #10 - Pour vos moitiés !

cinéma

Silana étant absente, je vais essayer de vous contenter mesdemoiselles !
Sa plume restera inégalée, soyez donc indulgentes envers moi !
Car je viens vers vous avec deux films qui pourraient ravir vos hommes !
L'italien & Top Cops.

Allez, levons le rideau !

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mercredi 23 juin 2010

On se fait une toile ? #9 - Une fois n'est pas coutume : de l'action !

cinéma

Mes amis me reprochent parfois de n'aller voir que des films d'auteur et de passer à côté de films légers et drôles.
Ces derniers jours, j'ai suivi leurs conseils et je suis allée en salle pour la sortie
de Kiss and Kill et l'agence tous risques.
Au programme : de l'action, de l'action et encore de l'action !
Ca passe ou ça casse ?

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jeudi 3 juin 2010

On se fait une toile ? #8 (+ résultats concours Les Sens des fleurs)

sex and the city 2

Hier, c'était la sortie nationale de Sex and the City 2 (réalisé par Michael Patrick King ) !

Forcément, l'inconditionnelle de la série que je suis ne pouvait pas manquer la suite
des aventures de Carrie et ses amies.

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jeudi 29 avril 2010

On se fait une toile ? #7 - l'amour, toujours l'amourrrrr !

cinéma

Ceux qui me connaissent un peu savent que côté coeur, je traverse une zone de turbulence !

L'amour, je n'y crois plus vraiment (mais je vais bien, si si !).

Bizarrement, et peut-être par besoin de compensation, je n'ai jamais vu autant de film ayant l'amour comme thème principal.

L'amour sous toutes ses formes d'ailleurs.

Au programme du jour : Remember me de Allen Coulter et London Nights de Alexis Dos Santos.

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mardi 6 avril 2010

On se fait une toile ? #6

cinéma

Au programme ce soir :

Tout ce qui brille de Géraldine Nakache et Hervé Mimran ...

et un film dont personne n'a entendu parler mais que j'ai énormément apprécié :

L'étranger en moi (titre original : Das Fremde in mir) d'Emily Atef.

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samedi 27 mars 2010

On se fait une toile ? #5

cinéma

Au programme : Alice aux pays des merveilles et l'Arnacoeur !

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