Une seconde femme [Kuma]
Imaginez...
Vienne, années 2000.
Vous êtes un jeune-homme turc d'une vingtaine d'années.

Que feriez-vous si votre mère Fatma, atteinte d'un cancer et donnée pour mourante, vous affirmait avec conviction que sa dernière volonté est que vous épousiez pour la forme une jeune-femme, qui sera en réalité la seconde femme de votre père ?
Accepteriez-vous ?
Hasan, lui, accepte ce marché pour des raisons que l'on découvrira par la suite et toute sa famille part fêter ses noces dans un petit village turc. Il épouse Ayse, 19 ans, une vraie perle comme le diront par la suite tous ceux qui la croiseront. Une très belle jeune-femme aimante et entièrement dévouée à sa nouvelle famille.

De retour à Vienne, dans cette société turque fermée - de Vienne on ne verra d'ailleurs rien - Ayse et Hasan forment en apparence un couple heureux. Mais la réalité est tout autre. En effet, c'est bien avec Mustafa le père de la famille qu'Ayse partage son lit chaque soir...
Une situation qu'ont du mal à accepter les filles de la famille, notamment les deux plus grandes. Chacune à leur manière, elles rejettent certaines traditions et valeurs imposées par Fatma qui, elle, ne les suit que parce-qu'elle les croit justes et capables de protéger sa famille.
Fatma et Ayse développent d'ailleurs une vraie complicité : une relation profonde se noue entre deux femmes qui partagent la responsabilité de leur famille.

Une seconde femme est un très bon film social du réalisateur kurde Umut Dağ. Il véhicule beaucoup d'émotions et j'ai ressenti tout le long du film une certaine tension. Umut Dağ dépeint sans jamais juger une situation loin d'être banale de nos jours mais inspirée de ce qui peut encore se faire dans de petits villages turcs.
Il ne s'agit pas tant de parler d'intégration (choc des cultures, langues allemandes et turques) mais de voir comment l'arrivée d'une parfaite étrangère au sein d'une famille peut en bouleverser l'équilibre. J'ai trouvé le tandem d'actrices Niham Koldas (Fatma) et Begüm Akkaya (Ayse) excellent. Il est plaisant de voir les différents points de vue des nombreuses femmes de la communauté turque sur cette "seconde épouse non-assumée".
Le seul défaut de ce film réside peut-être dans la façon de filmer/monter du jeune réalisateur (il a 30 ans) qui a tendance à être pesante. Cela participe aussi sans doute à cet effet de tension permanent. Il s'agit d'une succession de scènes de vie, de scènes quotidiennes sans qu'il soit possible de savoir si elle se passe ou non dans la même journée, dans le même mois.
Vienne, années 2000.
Vous êtes un jeune-homme turc d'une vingtaine d'années.

Que feriez-vous si votre mère Fatma, atteinte d'un cancer et donnée pour mourante, vous affirmait avec conviction que sa dernière volonté est que vous épousiez pour la forme une jeune-femme, qui sera en réalité la seconde femme de votre père ?
Accepteriez-vous ?Hasan, lui, accepte ce marché pour des raisons que l'on découvrira par la suite et toute sa famille part fêter ses noces dans un petit village turc. Il épouse Ayse, 19 ans, une vraie perle comme le diront par la suite tous ceux qui la croiseront. Une très belle jeune-femme aimante et entièrement dévouée à sa nouvelle famille.

De retour à Vienne, dans cette société turque fermée - de Vienne on ne verra d'ailleurs rien - Ayse et Hasan forment en apparence un couple heureux. Mais la réalité est tout autre. En effet, c'est bien avec Mustafa le père de la famille qu'Ayse partage son lit chaque soir...
Une situation qu'ont du mal à accepter les filles de la famille, notamment les deux plus grandes. Chacune à leur manière, elles rejettent certaines traditions et valeurs imposées par Fatma qui, elle, ne les suit que parce-qu'elle les croit justes et capables de protéger sa famille.
Fatma et Ayse développent d'ailleurs une vraie complicité : une relation profonde se noue entre deux femmes qui partagent la responsabilité de leur famille.

Une seconde femme est un très bon film social du réalisateur kurde Umut Dağ. Il véhicule beaucoup d'émotions et j'ai ressenti tout le long du film une certaine tension. Umut Dağ dépeint sans jamais juger une situation loin d'être banale de nos jours mais inspirée de ce qui peut encore se faire dans de petits villages turcs.
Il ne s'agit pas tant de parler d'intégration (choc des cultures, langues allemandes et turques) mais de voir comment l'arrivée d'une parfaite étrangère au sein d'une famille peut en bouleverser l'équilibre. J'ai trouvé le tandem d'actrices Niham Koldas (Fatma) et Begüm Akkaya (Ayse) excellent. Il est plaisant de voir les différents points de vue des nombreuses femmes de la communauté turque sur cette "seconde épouse non-assumée".
Le seul défaut de ce film réside peut-être dans la façon de filmer/monter du jeune réalisateur (il a 30 ans) qui a tendance à être pesante. Cela participe aussi sans doute à cet effet de tension permanent. Il s'agit d'une succession de scènes de vie, de scènes quotidiennes sans qu'il soit possible de savoir si elle se passe ou non dans la même journée, dans le même mois.












