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Je m'appelle Silana, j'ai 28 ans et de l'acné rebelle depuis 4 ans maintenant.

Je ne sais plus trop comment ça a commencé.
Jusqu'à mes 23 ans, ma peau s'est vraiment tenue à carreaux et lorsque je regarde mes vieilles photos, je comprends pourquoi mes copines et ma famille m'enviaient mon teint 0 défaut. D'ailleurs, vous aussi chères lectrices, vous m'avez souvent complimentée sur mon teint lors de mes avant/après test de produits teint.

Mais ça, c'était avant.
Je n'ai pas vraiment d'hypothèses pour expliquer ce qui s'est passé après.
Déménagement, stress, beaucoup de nouveaux produits testés, redéménagement, moins de sport, moins de petits plats faits maison.
Honnêtement, je ne sais pas et je pense que je ne saurai jamais. Toujours est-il que je me rappelle de l'hiver 2011 durant lequel plein de petits boutons sont apparus sur mon front et mon dos leur donnant un aspect granuleux. A l'époque j'ai pensé à une allergie alimentaire et j'ai essayé de trouver à quoi cela pouvait être lié. Sauf que je n'ai jamais réussi à identifier la cause. Ces boutons sont partis mais d'autres, localisés sur mes mâchoires, menton, joues sont arrivés, en même temps qu'une invasion de points noirs sur les ailes du nez et les joues.

Ça n'a pas été simple psychologiquement de me voir avec ce nouveau visage et je crois que j'ai perdu un peu confiance en moi durant les périodes au cours desquelles les boutons étaient vraiment très visibles.

Globalement cependant, j'avais plus de bonnes périodes que de mauvaises et je pensais qu'adopter une routine soin visage adapté suffirait à enrayer le phénomène. Pendant les quatre dernières années, j'ai donc essayé des produits (sticks anti-boutons, masque purifiant etc.) qui étaient censés m'aider à contrôler mon sébum et donc mon acné rétentionnelle.

Avec le recul, je me rends compte que ça n'a pas vraiment fonctionné puisque j'ai fini par en avoir assez et à me lasser d'essayer de nouvelles routines tous les six mois. Surtout que ça ne fonctionnait pas vraiment puisque, comme vous le voyez sur la photo, une très forte crise d'acné m'a provoqué de gros boutons inflammés sur les joues dont je porte toujours les traces aujourd'hui.

J'ai fini par aller voir une dermatologue, après qu'une crème sur ordonnance prescrite par mon médecin généraliste n'ait pas fonctionné non plus. Sans doute un peu tardivement, mais l'essentiel est que je l'ai fait.

Je lui ai tout déballé. Mon ras le bol de ces boutons douloureux qui me défigurent et que le maquillage ne suffit plus à cacher. Mes essais de récupération de ma peau d'ado. Mes craintes que mon activité de test de produits dans le cadre de mon blog beauté soit à l'origine d'une transformation de nature de ma peau. Et surtout, mon avis de retrouver une peau nette.

Elle n'y est pas allée par quatre chemins. En même temps, celle qui allait devenir MA dermato n'est pas une femme qui perd son temps, je l'avais compris à son air pincé et à sa remarque sur mes trois minutes de retard en entrant dans son cabinet. Elle a donc prononcé le nom du traitement magique.

CURACNÉ

Curacné ou l'équivalent de Roaccutane.

En l'entendant prononcer ce nom de traitement, je me suis sérieusement demandée si je n'avais pas exagéré mes propos. J'ai connu et vu des personnes sur Youtube ayant suivi ce traitement et je trouve qu'en comparaison mon acné est légère. Légère mais hormonales et donc difficile à faire partir définitivement m'a dit ma dermato. Sans compter qu'il est vrai que j'ai de plus en plus de tâches pigmentaires du fait d'anciens boutons.

Elle a pris le temps de m'expliquer le fonctionnement du traitement, les effets attendus mais aussi les inconvénients : obligation de se soumettre à un test de grossesse tous les mois, sécheresse cutanée et oculaire, risque de diminution des performances sportives etc.

Quand elle a eu fini, loin d'être rassurée, je lui ai demandé s'il n'existait pas un traitement plus doux. Elle m'a dit qu'il fallait que je sache ce que je voulais, qu'elle pensait après avoir examiné ma peau et entendu mon passif que Curacné était adapté et qu'elle me laissait deux mois pour réfléchir, le soleil étant particulièrement déconseillé lorsqu'on suit ce traitement.

28 € plus tard, j'étais dehors.

Je suis restée assez scotchée après ce rendez-vous d'une dizaine de minutes chez une professionnelle de ma ville que l'on m'avait vivement recommandée. Scotchée, ne sachant surtout pas trop quoi penser. J'ai toujours été très méfiante à l'égard de Roaccutane et on venait de m'apprendre que c'était la seule solution pour retrouver une jolie peau. J'avais deux mois pour réfléchir, peser le pour et le contre et donner ma réponse.

Tic. Tac. Le compte a rebours était lancé.